La fin des illusions

Quand je me souviens
DE mes jours anciens,
J'e'prouve toujours de la tristesse.
J'e'tais insouciante, timide,
Peu active et non pas rapide,
Mais pleine d'agre'ment et d'alle'gresse,
Ce qui est propre a' la jeunesse.
Mais il n'y avait pas de prince
Qui aurait pu me changer en princesse.
J'ai du travailler dur
Sans  fatigue  et sans cesse.
J'ai connu des chutes et des ascensions,
Des pertes et des acquisitions,
Des illusions et des de'ceptions.
J'ai eu des amis et des relations.
Maintenant l'appel tardif d'un  ami infide'le
Ne me trouble plus.
Quelle bagatelle!
Mes blessures sont gue'ries, cicatrise'es.
Je ne peux plus etre martyrise'e .
Impossible de ressusciter des reves,
C'est la fin et non pas la treve.


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