Le Roi d hier
Les mers se taisaient sous son nom sombre.
Maintenant, solitaire au matin gris,
Il balaie les rues de son propre oubli.
Il jouait le destin aux des,
Le doute dans le regard des condamnes,
Ecoutant la foule entonner ce chant fatal :
« Le roi est mort, vive le nouveau mal ! »
Une seconde — il tenait le secret ;
Puis les murs se sont refermes, discrets.
Ses palais de verre, ses chateaux de vent
S'ecroulent en sel, emportes par le temps.
Il entend les cloches qui resonnent,
Le choeur des cavaliers qui frissonne.
Il avait son glaive et son bouclier,
Ses missionnaires en terre etrangere — lui, l'oublie.
Il y a des silences qu'on ne peut expliquer.
Depuis son depart, le temps a change.
Plus un mot vrai dans ce monde cruel —
C'etait l'epoque ou il regnait sous le ciel.
C'etait un vent sauvage et mauvais
Qui a force les portes, sans regret.
Vitre brisee et tambour de la peur —
On ne reconnait plus l'ancien vainqueur.
Les revolutionnaires attendent en vain sa tete,
Offerte au creux d'un plateau d'etain.
Simple marionnette au fil denoue.
Qui voudrait encore le trone pour jouer ?
Il entend les cloches qui resonnent,
Le choeur des cavaliers qui frissonne.
Il avait son glaive et son bouclier,
Ses missionnaires en terre etrangere — lui, l'oublie.
Il entend les cloches qui resonnent,
Le choeur des cavaliers qui frissonne.
Il avait son glaive et son bouclier,
Ses missionnaires en terre etrangere — lui, l'oublie.
Il y a des silences qu'on ne peut expliquer.
Depuis son depart, le temps a change.
Plus un mot vrai dans ce monde cruel —
c'etait l'epoque ou il regnait sous le ciel.
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