Au rythme des roues
Les reverberes s'eteignent dans le vent.
Sur le quai, ton silence a mis un plafond,
Avait-on encore un mot, un sentiment ?
L'automne dechire la vitre en torrents,
Tu demandes: "Le retour, l'as-tu pris ?"
Je hausse les epaules, fatalement,
Le bonheur n'a pas de billet, c'est ainsi.
Je sombre au rythme des roues qui s'emballent,
Demain, une gare vide, un horizon neuf.
Adieu vie ancienne, ton poids est un mal,
Je laisse mes bagages sur le fleuve.
Emmene-moi loin, vers l'horizon gris,
Loin de cette ville aux coeurs fracasses.
Le conducteur lance son dernier cri,
Vers l'inconnu, la ou tout est trace.
Le convoi defile, oubliant mes errances,
Les gares d'hier ne sont que des echos.
Le destin murmure: "Lache tes esperances,
Ne garde que ce que tu crees sous tes mots."
Le monde est lourd d’une triste langueur,
Mon bonheur rode, je sais qu'il est la.
Je ne sais plus ou chercher dans mon coeur,
Pourtant, je le perds, je le cherche, me voila.
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