Quand le silence s eveille
ne ressemble pas au feu.
Parfois il ressemble a une lumiere
qui grandit lentement
dans le silence.
Je n'ai jamais cherche
les eclairs de passage...
Ces feux qui brulent vite
avant de disparaitre.
Les promesses d'un soir,
les vertiges du coeur,
les tempetes du corps,
les ivresses sans heure.
Je prefere ton regard
quand il cherche le mien.
Cette douceur discrete
qui ne demande rien.
Le temps semble s'arreter
dans le calme de tes mains.
Et le monde devient
plus simple soudain.
Peu a peu...
sans bruit...
sans combat...
Tu approches de moi.
Peu a peu...
sans mots...
sans eclats...
Ton ame rejoint la mienne.
Les plus beaux sentiments
ne crient jamais tres fort.
Ils vivent dans les silences
que l'on partage encore.
Ils avancent doucement
comme la lumiere du soir.
Et l'amour prend racine
sans meme le savoir.
Peu a peu...
sans bruit...
sans combat...
Tu approches de moi.
Peu a peu...
ton coeur rejoint le mien...
Et le silence s'eveille.
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https://disk.yandex.ru/d/0bYuDvlvaZebuQ
Pour ceux qui souhaitent decouvrir l'origine de cette chanson, la version soeur en russe est disponible ici :
http://stihi.ru/2026/06/06/7932
Deux langues.
Deux sensibilites.
Une meme emotion.
Bonne ecoute !
* * *
Tout a commence avec un poeme d'Alexandre Pouchkine ecrit en 1830 :
« Нет, я не дорожу мятежным наслажденьем… »
A premiere vue, ce texte appartient a une autre epoque, a un autre monde, a une autre maniere d'aimer. Et pourtant, en le relisant aujourd'hui, une evidence s'est imposee : certaines emotions ne vieillissent jamais.
Je n'avais pas cherche a traduire le poeme.
J'avais essaye d'ecouter ce qui battait encore au coeur de ses vers pres de deux siecles plus tard.
Au fil de ce travail, quelque chose d'etonnant s'est produit.
Le poeme russe est devenu une chanson francaise.
Non pas une adaptation litterale, mais une nouvelle oeuvre nee du meme souffle.
Peu a peu, les mots de Pouchkine ont laisse place a une autre voix, a une autre musique, a une autre sensibilite.
Ce qui demeurait, cependant, etait l'essentiel :
la tendresse plus forte que le desir,
la profondeur plus forte que l'eclat,
la proximite silencieuse entre deux etres.
C'est ainsi qu'est nee *Quand le silence s'eveille*.
Une soeur francaise d'un poeme russe ecrit en 1830.
Une chanson de 2026 qui porte encore, quelque part en elle, la lumiere de Pouchkine.
1830.
2026.
Et toujours la meme quete :
celle de l'amour qui grandit dans le silence.
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