Dialogue
Quand la peau vit sous le fouet maints d;chirements ?
Quand des enfants sans p;ch;, au petit jour,
Sont mis sur l'autel avec un rameau triomphal ?
Ou bien l'amour d'un voleur, est-ce donc lui,
Qui emporte le dernier bien avec un bruit ?
Et comment croire aux juges du droit,
Qui ont vendu leur voix et leur ;me, pourquoi ?
— L'amour ne crie pas, il sait patienter,
Il ne met pas d'ultimatum, ni ne fait rudoyer,
Il attend seulement et comprend tout,
C'est juste un peu de chaleur qui manque ; nous…
— De la chaleur ? Et une once de foi ?.. Peut-;tre…
Non, non ! Je ne crois pas qu'ainsi tout doive na;tre !
Seuls les plus forts ont des droits, c'est leur loi,
Et nous, on nous transforme toujours en proie !
— Tu vois toute chose sous un autre jour,
Pardonne leurs offenses et ouvre ton c;ur pour toujours.
D;sormais, il n'y aura plus ni peine ni douleur —
Rien que toi et l'universel bonheur du Seigneur !
Laisse l; tes soucis, tends-moi donc la main !
Et je te confierai tous les chemins, sans rien feindre.
C'est ce que Dieu nous a prescrit sur les tables saintes —
Et nous n'avons qu'; suivre la voie qu'Il d;peint !
— Comment pouvons-nous, et en avons-nous le droit,
De nier la r;alit; de la guerre qui se voit ?
O; est l'amour et sa gr;ce dans ce fracas,
Dans quel mortier ? Dis-moi, comment comprendre cela ?
On aspire ; la paix, tout en tuant notre fr;re,
Et l'on cr;e ainsi un cycle de nos mis;res,
Des syncopes qui s'amplifient au fil des ;ges…
O; est le point final ? Dans quel futur passage ?..
— Arr;te ! Mais ce n'est l; que ton postulat !
Tu penses: « Je n'accepte pas ! » — c'est un d;bat.
Ton accusation du monde n'est que ta souffrance,
Une plaie ouverte — c'est l; ta seule errance.
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