Le Monde a besoin de toi

Se lever ; quatre heures du matin, une habitude plut;t qu'une horloge.
Traire les vaches, allumer le po;le, le monde est vieux et dur.
Les r;ves ne sont pas un luxe ; ils ne peuvent pas ;tre cach;s dans les plis du chintz.
Ne jus que des baies sur le plateau lorsque personne n'est en col;re.
Toute vie est un travail infatigable, tiss; de n;uds.
Enfants des autres, votre foyer et vos mains sont si forts.

Quatre-vingts ans, c'est un long chemin pour rentrer chez soi
O; le pinceau dans la main trouve sa paix.
Et les couleurs sont plus chaudes que n'importe quel foyer,
Quand le talent se r;veille entre des mains fatigu;es.

Des d;cennies ont pass;, comme si un jour.
Cinq sur dix, et le mari ;tait cach; par une ombre.
Et le silence se fit dans la maison, o; les rires s';taient calm;s depuis longtemps.
L'arthrite lui g;nait les doigts, l'emp;chant de coudre plus.
La s;ur dit : « Dessine » pour gu;rir la m;lancolie.
Sans conna;tre les r;gles et les toiles, prendre de la peinture et une planche.

Quatre-vingts ans, c'est un long chemin pour rentrer chez soi
O; le pinceau dans la main trouve sa paix.
Et les couleurs sont plus chaudes que n'importe quel foyer,
Quand le talent se r;veille entre des mains fatigu;es.

Soixante-dix-huit. La m;moire coulait comme une rivi;re.
Le monde oubli; a pris vie sous le pinceau et le bras.
Il le vendra pour quelques dollars, afin d'avoir suffisamment de nourriture.
"Qui est-ce?" «Juste une grand-m;re», commen;ait ; parler la rumeur.
Mais le monde a vu la chaleur et la gr;ce dans la simplicit;,
Elle a ;crit la joie jusqu'; cent un, sans cesser de r;ver.

Quatre-vingts ans, c'est un long chemin pour rentrer chez soi
O; le pinceau dans la main trouve sa paix.
Et les couleurs sont plus chaudes que n'importe quel foyer,
Quand le talent se r;veille entre des mains fatigu;es.

Qu'ils disent que ton train est parti il y a longtemps,
Qu’il y a une fen;tre dans le passeport pour le talent.
Mais chaque ride est une trace de temp;tes et de violents orages,
Et au c;ur se trouve un jardin qui attendait le printemps pour les roses les plus brillantes.

Quatre-vingts ans, c'est un long chemin pour rentrer chez soi
O; le pinceau dans la main trouve sa paix.
Et les couleurs sont plus chaudes que n'importe quel foyer,
Quand le talent se r;veille entre des mains fatigu;es.

Alors ne sois pas timide, ch;rie, prends ta palette,
Ou posez vos paumes fatigu;es sur les touches.
Votre voix, votre danse ou votre po;sie : le monde en a davantage besoin.
Apr;s tout, il n’est jamais trop tard pour devenir h;tesse d’une symphonie.


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