Le jour de la Saint Serge
J ai vu des fideles reciter
L acathiste - flamberge
Lumiere contre l obscurite
Les ferventes femmes priaient
Le souvenir reprenait vie
Et mon coeur se rejouissait
Voir ici - un coin de Russie
Dans la penombre feutree
Des lampades calmes brillaient
Avec amour, le Saint ecoutait
Les petites flammes s elever
L une, de la qurantaine, mince, blonde aux yeux bleus entoures de lunettes carrees, se tenait debout et lisait sur son telephone.
L autre, malade, la cinquantaine, brune tenait en ses mains un livret, assise agenouillee.
L air etait empli d une intense mais douce atmosphere de piete.
Soudain, la porte s ouvrit, laissant entendre la clameur d un sinistre vent froid.
Il s avanca d un pas lourd, comme s il semblait trainer son propre corps, comme s'il etait ecrase par un poids invisible.
Arrive a la hauteur des prieuses, son regard s assombrit, quelque chose monta en lui, et de sa gorge surgit un flot de reprimandes!
"Que faites-vous la avachie sur le sol. Ce n est pas bien. L office est termine, allez prier chez vous!"
D un coup, l air se refroidit, l atmosphere changea. La douceur du temple semblait s etre envolee comme une colombe effrayee. Les autres gens n en croyaient pas leurs yeux et moi non-plus.
Comment!? Ne pas pouvoir prier dans la maison de Dieu!
La dame debout et une autre paroissienne intervinrent et contesterent l ordre injuste. Il continuait d elever la voix, mais les courageuses prieuses tenaient bon avec dignite et foi!
Certains comme moi se mirent a prier pour que cette folie s arrete!
Je fis le tour des icones en faisant le signe de croix. Les visages des Saints semblaient aussi avoir change, comme stupefaits par la scene.
Petit a petit, son coeur sembla s apaiser et il revient a lui, le pretre egare.
Ainsi, voici, comment l amour et la foi, presentes dans l ame du peuple de Dieu, arrivent parfois a emouvoir les anges, qui a leur tour, adoucissent le coeur epuise des ames en peine.
Ainsi, toujours courbe
Le coeur en misere
Apres le mal passe
Je repris la priere
Ne pas laisser l offense
L indifference de l epoque
Qui dans sa folle errance
Du troupeau - tant se moque
Oui, ne pas succomber
A la morsure du venin
Sillonnant la pensee
D un funeste dedain
C est dimanche et j essaie d apprecier l instant, la chance que d autres n ont pas, meme si cela ne durera pas ... Je suis seul, rejete, malade mais au chaud.
Dieu, aies pitie des pauvres, des blesses, et des pretres qui ploient sous le fardeau. Ne laisse pas la noirceur envahir nos coeurs coeur et en chasser l amour.
Merci a Toi, d avoir, pour un moment exhaucer nos prieres, et raviver notre foi.
Belgrade, le 10.10.21
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