La ville
Tout a coup, un matin perdit ses couleurs.
L'oiseau s'evadant declara la douleur.
Les souvenirs passerent a l'etat de l'oubli.
Insensible et froide, debordee de l'absence,
La ville toutes ses rues rendit inconnues.
Les arbres replierent leurs squelettes nues
En effort inutile exprimer la souffrance.
Les toits avegles par les plaintes des pluies
Effacerent leurs tourelles du plomb de son ciel.
Le temps arreta son halaine eternelle
Dans la ville ou les jours devinrent les nuits.
Le velours de l'espace, trop vieux et mite
Tomba dans la futilite du tournant,
La riviere repoussa de tous ses tourments
Le pont fatigue tendre son corp voute.
Temoins silencieux des demarches des rois,
Les pavees se briserent a l'insignifiance,
Et l'arpege sanglota refusant l'innocence
De ce monde insupportable et ingrat.
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сразу вспомнилась
Dans le sable du désert
Sur les dunes de la mer
Et tant pis si tu te perds,
Cherche la rose
Aux lucarnes des prisons
Où l'on rêve de pardon
Où se meurt une chanson
Cherche la rose
Sous les mousses, les orties
Dans les flaques de la pluie
Sur les tombes qu'on oublie
Cherche la rose
Où s'attristent les faubourgs
Chez l'aveugle, chez le sourd
Où la nuit rêve du jour
Cherche la rose
Et battant tous les pavés
Si tu n' l'a point trouvée
Tu l'auras au moins rêvée
Cherche la rose
Cherche la rose
Татьяна Чистова 30.07.2014 01:04 Заявить о нарушении